Poulet à l’oignon caramélisé et à la cardamome

J’ai découvert le magnifique livre « Jérusalem » de Yotam Ottolenghi et Sami Tamimi grâce au blog « C’est ma fournée » que je conseille vivement à toutes les papilles gourmandes.

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«Jérusalem » associe des recettes accompagnées de récits passionnants sur les origines des plats présentés et de magnifiques photos. Les auteurs ont tous deux grandi à Jérusalem, Sami Tamimi dans la partie est, musulmane, et Yotam Ottolenghi dans la partie ouest, juive, mais ne se connaissaient pas et se sont rencontrés à Londres. Leurs souvenirs d’enfance ont donné naissance à ce livre qui mêle les influences grecques, russes, juives, arabes et chrétiennes (j’en oublie sûrement) de la gastronomie de Jérusalem. Je retiendrais une des phrases de l’introduction du livre qui résume l’ambition de ses auteurs : « C’est un pari sur l’avenir, mais qu’avons-nous à perdre ? – Imaginer que le houmous finira par rassembler les Jérusalémites, à défaut d’autre chose »…

Cette recette trouve tout naturellement sa place dans le chapitre « Viandes » du livre. Les auteurs y précisent que le riz, bien que non cultivé localement, était devenu l’ingrédient des plats de fête, le boulgour étant réservé à la cuisine du quotidien. La cuisson simultanée de la viande et du riz dans la même eau confère tout son parfum à ce plat subtilement épicé.

Ça y est vous êtes convaincus ? « Jérusalem » va faire partie de votre liste pour les cadeaux de Noël ? Alors c’est par ici !

Si vous souhaitez en savoir plus sur Ottolenghi et sa cuisine vous pouvez découvrir son site internet ou profiter d’un séjour à Londres pour découvrir un de ses restaurants.

Les ingrédients

– 45 grammes de raisins secs (la recette suggère des épines-vinettes disponibles dans des épiceries orientales… mais je n’en avais pas!)

– 2 oignons moyens finement tranchés

– 2 belles cuisses de poulet

– 1 ½ cuillère à café de cardamome (à la place des graines de 10 gousses de cardamome écrasées indiquées dans la recette)

– 1/3 de cuillère à soupe de clous de girofle écrasés

– 1 ½ cuillère à café de cannelle en poudre (ou 2 bâtons selon la recette)

– 4 cuillères à soupe d’huile d’olive

– 300 grammes de riz basmati

– 5 grammes de persil ciselé

– 5 grammes d’aneth ciselé

– 5 grammes de coriandre ciselée

– Facultatif : 100 grammes de yaourt grec mélangé à 2 cuillères à soupe d’huile d’olive pour l’accompagnement

La recette

1. Faire rissoler les oignons émincés dans 2 cuillères d’huile d’olive durant 10-15 mn dans une grande sauteuse ou un wok puis les réserver dans une assiette.

2. Pendant ce temps mélanger les épices avec 2 cuillères d’huile d’olive pour en enduire le poulet, avec les mains précise la recette. Je suppose qu’il peut être intéressant de laisser mariner le poulet si on en a le tempsimage1.

3. Saisir le poulet dans la sauteuse 5 mn de chaque côté pour le faire dorer et débuter sa cuisson.

4. Enlever l’excédent d’huile puis verser dans la sauteuse le riz, l’oignon, les raisins, du sel et du poivre.

5. Arrosez l’ensemble de 55 cl d’eau bouillante (j’en ai ajouté un peu à mi-cuisson) et laisser cuire 30 mn à feu doux. A surveiller pour éviter qu’il ne soit trop cuit… ça n’est pas un risotto ! Le riz doit rester un peu croquant (bon, je l’avoue, le mien était un peu trop cuit…).

6. Retirer la sauteuse du feu et laisser reposer 10 mn avant de déguster (le livre conseille de recouvrir durant ce temps la réparation d’un torchon propre et du couvercle mais je suis passée outre… je sais, c’est pas bien !).

7. Ajouter les herbes au riz et servez chaud avec ou sans la sauce au yaourt selon votre envie.      (Pour les herbes l’option surgelée est parfaite: vous pouvez au choix acheter une série de petites boites d’herbes ciselées chez Picard par exemple ou bien surgeler vous-mêmes vos herbes ciselées. Cela permet d’en avoir sous la main à tout moment et de ne pas gâcher l’excédent non utilisé pour une recette.) 

Bonne dégustation!

2 commentaires sur “Poulet à l’oignon caramélisé et à la cardamome

  1. L’épine vinette, le zereshke, est un incontournable de la cuisine iranienne ou afghane (en particulier dans le riz). Le fruit est beaucoup plus petit qu’un raison sec et plus acidulé. Il y a plusieurs épiceries iraniennes à Paris, dont Eskan, 62 Bis Rue des Entrepreneurs 75015 Paris.

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